Aux origines

Le terme « kung-fu » est devenu en Occident le nom générique de l’ensemble des techniques individuelles de combat chinoises. Aucune autre technique martiale dans le monde égale la richesse de l’« art chinois du poing ». Un art resté proche de ses sources : la culture chinoise. Profondément imprégnée dans ses conceptions les plus élémentaires, la boxe chinoise est à la fois un sport de plus en plus populaire et une technique de combat. Elle représente surtout une manifestation du génie de l’homme, sans cesse à la recherche de ses origines comme de son devenir.

Vous avez dit kung-fu ?

Il serait plus judicieux d’utiliser l’appellation « wushu » signifiant « art martial ». Les différentes formes de combat - à mains nues ou armé - ont cependant été popularisées en Occident sous le terme « kung-fu ». Les idéogrammes « kung » et « fu » peuvent se traduire par « œuvre de l’Homme », sous-entendu dans le sens de réalisation, d’accomplissement personnel. En ce sens, chacun peut donc avoir un « bon kung-fu » et cela dans des domaines très variés : en peinture, en littérature, dans l’art culinaire ou évidemment dans celui du combat…

Techniques et influences de Maître Nowas

Instructeur du Club de l’Orval, Julien Waber fut d’abord élève de Maître Nowas durant quinze ans. Au bout de six années d’étude, il reçut sa maîtrise technique et poursuivit son évolution, toujours sous la houlette de son mentor.

Qui est Maître Nowas ?

Né à Lyon dans les années 40, Vic Nowas pratique très jeune la lutte greco-romaine, la boxe anglaise, ainsi que la danse. A l’âge de 15 ans, il se met au judo. En 1967, Vic Nowas rencontre Yoshinao Nanbu. Un tournant dans sa vie puisqu’il en devient l’élève, puis le disciple. Vic Nowas reste 15 ans à ses côtés et atteint le 6ème dan en karate shito-ryu. Photographe dans les années 70, Vic Nowas côtoie toutes les célébrités de l’époque. Un beau jour, il abandonne toutefois ce métier pour se consacrer aux arts martiaux. Sa passion pour le mouvement l’entraîne dans un voyage autour du monde. Resté deux ans au Japon, il devient l’élève de Gozo Shioda, grand maître d’aïkido. Vic Nowas suit les cours réservés aux professeurs de la police de Tokyo. Avant son départ pour le Japon, il avait déjà commencé l’étude du taïjiquan, une sorte de gymnastique appréciée par les amateurs d’arts martiaux pour ses effets bénéfiques sur le corps et la santé. Vic Nowas se perfectionne auprès de maître Tadahiko Otshuka qui lui enseigne le tai kyoku ken (nom japonais du taïjiquan).

Retour aux sources : le wushu

A son retour en Europe, Vic Nowas s’installe en Suisse. Il a étudié presque toutes les formes de combat existantes : le judo pour les projections, l’aïkido pour le cercle, le karaté pour les atémis, le taïji pour le travail de l’énergie. Ses maîtres japonais ont toujours fait référence à la Chine et au Temple de Shaolin. C’est ainsi qu’il choisit de se consacrer au kung-fu wushu.

« J’ai toujours été fasciné par le mouvement. Le mouvement, c’est la vie. Les arts martiaux m’ont fourni un laboratoire de recherche extraordinaire. J’ai retrouvé dans le kung-fu tout ce que j’avais appris ailleurs. »

Vic Nowas

La synthèse de toutes ses connaissances martiales effectuée, Vic Nowas met au point sa propre méthode : le Now gar chuan. Il prend contact avec les autorités chinoises par l’intermédiaire de l’ambassade de la République Populaire de Chine à Berne. En effet, lors de son premier séjour en Chine en 1987, Vic Nowas visite différents instituts. A Pékin, il rencontre Wu Bin, célèbre entraîneur. A Chenjiagou, village de la famille Chen, il est reçu par les descendants directs du fondateur de l’école Chen du taïjiquan. A Wuhan, il travaille le wushu à l’institut des sports. Mais c’est à Denfeng, à quelques kilomètres du Temple Shaolin, qu’il rencontre Shi Yong Shou, Maître Shaolin de la 33e génération qui président le comité de recherche en arts martiaux. L’affinité est réciproque entre les deux hommes. Shi Yong Shou accepte de prendre Vic Nowas comme disciple et lui enseigne le tao essentiel.

« A Shaolin, j’ai trouvé la concrétisation de tout ce que j’avais travaillé auparavant. Il suffisait d’apprendre les taos. »

Vic Nowas

Vic Nowas est fait moine de Shaolin en 1988, âgé d’une cinquantaine d’années. Après les discours officiels et l’inauguration de la stèle, la cérémonie bouddhiste proprement-dite se déroule dans une petite chapelle. Vic Nowas s’agenouille devant le vénérable Shi De Yan, 84 ans, et répète la formule rituelle. Ordonné moine de la 32e génération. Son nom chinois sera désormais Shi Xing Yi. Après 35 années de pratique des arts martiaux, un rêve d’enfant se réalise enfin : il est le premier occidental à être ordonné Maître de Shaolin.

A son retour en Suisse, Vic Nowas travaillera sur la voie tracée par Shi Yong Shou. Il enseignera jusqu’à son décès survenu il y a quelques années dans la salle du Héron Bleu qu’il a fondée à Bienne. Sans cesse à la recherche de la perfection du geste, il s’est révélé un artiste martial complet imaginant des enchaînements plus adaptés aux modes d’apprentissages occidentaux.

Ecole et styles enseignés à Malleray

Le style pratiqué au Club de kung-fu de l’Orval à Malleray pourrait s’apparenter au Now gar chuan. Toutefois, avec l’apport sans cesse renouvelé d’enchaînements et de techniques découverts au cours de nombreux stages, il est plus approprié de le définir par plusieurs styles qui se côtoient et s’enrichissent mutuellement. C’est pourquoi, l’appellation tronquée de Shaolin kung-fu est employée pour désigner la pratique qui est aujourd’hui enseignée. Certains des enchaînements de base et des enchaînements supérieurs proviennent directement de l’actuel Temple de Shaolin.

Déroulement des entraînements

Chaque semaine, les entraînements-types se déroulent comme suit :

Ethique

Chaque pratiquant est tenu de respecter certains préceptes: